Retrouvez la vidéo ci-dessous de l’intervention de Thibault BAZIN lors de la session du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle du jeudi 25 septembre 2025.
« Merci Madame la Vice-Présidente,
A mon tour, je tiens à remercier les différents intervenants de ce matin et Sylvain MARIETTE pour son souci permanent de remise en question pour améliorer nos politiques publiques
Qu’il s’agisse de notre patrimoine naturel, des arbres et forêts ou encore de l’eau.
Je tiens à saluer ceux qui ont contribué à ce qui a déjà été fait en la matière, je pense aux acteurs institutionnels et aux associations naturalistes. Très près de chez moi, je mesure l’engagement et le savoir-faire de l’Atelier Vert.
Il me semble qu’il faudrait rajouter aux institutions et aux associations les acteurs économiques qui sont aussi pour certains d’entre eux engagés de manière remarquable et associant aussi des experts naturalistes et l’intègrent dans leur projet de développement durable.
L’eau et la forêt, tout comme les ENS, peuvent être des vecteurs de développement industriel, agricole ou touristique.
Deuxième remarque sur le premier rapport sur le schéma départemental du patrimoine naturel, vous mentionnez à raison page 126 la lutte contre les espèces exotiques emblématiques. Il faudra faire preuve de pragmatisme et ne pas manquer d’audace quand les méthodes actuelles ne donnent pas satisfaction. Je pense à nos échanges sur Fraimbois.
S’agissant du rapport concernant le plan départemental arbres et forêts, deux remarques page 130 :
L’axe 2 « consolidation des outils fonciers » devrait aussi s’adapter et innover à l’instar de ce qui se fait en Seine-et-Marne avec des opérations plus ciblées que des aménagements fonciers lourds et plus coûteux.
L’axe 4 « protection contre les risques incendies » me donne l’occasion d’évoquer la nécessaire mise en cohérence de nos politiques publiques entre l’eau et la forêt, avec des zones à risque élevé d’incendie dans des secteurs forestiers du Piémont près de Val-et-Châtillon. La protection de notre patrimoine naturel passera aussi par de la remise en eau d’anciens étangs au cœur des nos forêts vosgiennes afin d’offrir aux pompiers des réservoirs d’eau en cas d’incendie.
Enfin, je vous rejoins lorsque vous évoquez ce long chemin. Avec des moyens limités, il nous faut savoir prioriser, et s’assurer que nos actions sont efficaces et surtout cohérentes.
Page 134 vous évoquez « les ENS départementaux de la vallée de Meurthe ». Ils ne sont pas tous départementaux et ils ne sont pas tous actifs. Nous devrions nous poser la question de ce que le conseil départemental doit porter directement, et ce qu’elle doit plutôt accompagner sans le porter lui-même. Quelles sont les conditions à remplir pour que cela justifie un portage direct ? Je crois que la complexité ou un périmètre dépassant une intercommunalité peuvent en faire partie. Le massif de Vitrimont en est un exemple. Michel MARCHAL a aussi mentionné à raison le cas d’intercommunalités aux faibles densités qui n’ont pas l’ingénierie pour porter seules un espace naturel sensible. Le prélèvement massif envisagé sur la Meurthe par la métropole doit aussi être requestionné en termes de volume et de tracé afin de s’assurer que le débit réservé demeure suffisant pour assurer la bonne gestion des milieux, garantir la salubrité et sécuriser l’approvisionnement du canal de la Marne au Rhin.
Tout reste à écrire. Faisons-le surtout avec tous les acteurs du territoire. »